ACTIVITE SUR LA SENSIBILISATION DES FEMMES, ENFANTS ET HOMMES DANS LA CARRIERE DE MABAYA

L’ex-province du Katanga est reputée  pour ses minerais qu’exploitent certaines entreprises et des creuseurs artisanaux qui, eux, s’affairent dans les carrières. A cause de la précarité, de nombreux ménages s’intéressent à ces dernières et vont jusqu’à s’y installer. Femmes et enfants y travaillent afin de subvenir au besoins de leurs familles. Si bien qu’ils sont exposés à des maladies, à des actes de violences physiques, sexuelles, à l’exploitation abusive et autres.

Interpellée par cette situation préoccupante, la Police Nationale Congolaise/Escadron Protection de l’enfant et Violences Sexuelles (PNC/ESC.PE.VS), s’est rendue dans l’une des carrière de la province, sur la route Kasumbalesa, dans les environs de Wisky, à 80 Km de Lubumbashi, précisément dans la carrière de Mabaya, avec pour mission d’en retirer les enfants. 

A l’issue de cette mission, la Police Nationale Congolaise/Escadron Protection de l’enfant et Violences Sexuelles (PNC/ESC.PE.VS) nous a  rapporté que plusieurs cas de violence sexuelle avaient été identifiés sur place et que les notions de violence sexuelle n’étaient pas connues. 

Quelques jours après cette mission, nous avons appris de sources fiables que cette carrière avait été fermée. La plupart des creuseurs étaient rentrés dans leurs familles respectives et d’autres, ne pouvant pas regagner leur domicile, de peur d’être appréhendés par la Justice pour les crédits qu’ils avaient pris auprès de la banque FINKA. Devenus insolvables, ils ont vendu leurs maisons d’habitation et laissé leurs familles dans des maisons de location. Incapables de s’acquitter du loyer, ainsi que d’autres frais qui sont à leurs charge, ils ont créé un camp dénommé « MABAYA », non loin de la Carrière proprement dite, en attendant la réouverture de la dite carrière prévue en avril 2016.

Ce camp comprend plus ou moins 300 creuseurs artisanaux/habitants. Femmes entre 18 et 55 ans (33%), hommes entre 18 et 60 ans (40%), enfants entre 0 et 17 ans (27%).           

La précarité de leur situation entraine la commission d’actes de violence sexuelle. Pour leur survie, ils exercent quelques activités : gargote, maisonnettes de passage et d’hébergement,  pharmacies, petits centres de santé, petites boutiques communément appelées « kiosques », fabrication de braise ; cette dernière étant la principale activité.

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